Accueil · Blog · Coup de barre de l'après-midi
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Vers 14 heures, les paupières tombent et la concentration part. Ce n'est pas un manque de volonté.
Le coup de barre de l'après-midi résulte de deux phénomènes qui se superposent : une baisse naturelle de la vigilance en début d'après-midi, présente chez tout le monde, et l'effet du déjeuner sur la glycémie. Un repas riche en sucres rapides et pauvre en fibres et en protéines amplifie ce creux, tout comme une nuit trop courte et une matinée passée assis. Quelques réflexes simples le réduisent : un déjeuner plus stable, dix minutes de marche à la lumière du jour, un café décalé et de l'eau. Article rédigé par A.WAY Prévention, qui anime des ateliers nutrition en entreprise à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
| Pour qui | Tous les salariés, bureaux comme production |
|---|---|
| Temps de lecture | Environ 5 minutes |
| Ce qui joue | La composition du repas, son volume, le sommeil de la nuit, la lumière |
| À retenir | On ne supprime pas le creux, on évite de l'amplifier |
| Cadre | Information générale, pas de conseil diététique individualisé |
| Rédaction | A.WAY Prévention, septembre 2026 |
La croyance la plus répandue, c'est que la digestion « pompe toute l'énergie ». Elle joue, mais elle n'explique pas tout. Le creux de l'après-midi existe aussi chez les gens qui sautent le déjeuner.
Deux choses se superposent. D'abord une baisse naturelle de la vigilance en début d'après-midi, qui fait partie du fonctionnement normal de l'organisme. Ensuite ce que vous avez mangé, qui va soit adoucir ce creux, soit l'amplifier.
Autrement dit : vous ne ferez pas disparaître le creux, mais vous pouvez éviter de le transformer en mur.
Un déjeuner très riche en sucres rapides et pauvre en fibres, en protéines et en matières grasses fait grimper la glycémie rapidement. La redescente qui suit s'accompagne souvent d'une sensation de fatigue et d'une envie de sucre vers 16 heures. C'est le cercle que beaucoup de salariés décrivent en atelier : sandwich et canette le midi, barre chocolatée en milieu d'après-midi, faim le soir en rentrant.
Le volume compte autant que la composition. Un plat très abondant demande davantage de travail digestif, et ça se sent.
C'est le facteur le plus sous-estimé. Un creux d'après-midi sur une nuit de cinq heures n'a rien à voir avec un creux sur une nuit complète. Si le coup de barre est quotidien et massif, c'est souvent là qu'il faut regarder en premier, pas dans l'assiette.
Quatre heures assis sans se lever, dans une pièce peu lumineuse, ne préparent pas un après-midi vif.
Aucune de ces pistes n'est spectaculaire. Ce sont celles qui reviennent le plus souvent quand on demande aux participants, quelques semaines après un atelier, ce qu'ils ont gardé.
Le carré de chocolat ou la canette de soda donnent un coup de fouet réel, mais bref, et relancent exactement le mécanisme qu'on cherchait à éviter. Multiplier les cafés après 16 heures règle l'après-midi et abîme la nuit, donc l'après-midi suivant.
Enfin, se forcer à tenir en serrant les dents fonctionne, jusqu'à ce que ça ne fonctionne plus. Sur un poste où la vigilance est un enjeu de sécurité, ce n'est pas une stratégie.
Une fatigue qui s'installe, qui ne cède pas au repos, qui s'accompagne de soif inhabituelle, de perte de poids, d'essoufflement ou d'une baisse de moral durable ne relève pas de cet article. Parlez-en à votre médecin traitant ou au service de santé au travail : il existe de nombreuses causes médicales à une fatigue persistante, et aucune ne se règle avec une marche de dix minutes.
Ce contenu relève de l'information générale et de la sensibilisation. Il ne constitue ni un avis médical, ni un conseil diététique individualisé, et ne remplace ni votre médecin traitant, ni le service de santé au travail, ni un diététicien. Sophie Mercuzot est infirmière diplômée d'État : elle n'est ni diététicienne ni nutritionniste.
C'est la question qui revient le plus souvent quand nous intervenons en entreprise, dans les bureaux comme en production. Si votre employeur organise un temps fort santé, le sujet se traite bien en groupe : chacun repart avec deux ou trois repères applicables dès le lendemain. Voir l'atelier nutrition en entreprise.
Sophie Mercuzot · infirmière diplômée d'État, formatrice en entreprise
Écrit à partir des questions posées en atelier. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Prise de contact
Si vous êtes RH, QHSE ou membre du CSE, c'est un atelier d'une heure qui fait toujours réagir. Quinze minutes pour en parler.
Nous revenons vers vous sous 48 heures ouvrées pour caler l'échange. Si c'est urgent, appelez directement Sophie au 06 20 33 24 52.
Questions fréquentes
Non. Le creux d'après-midi existe aussi à jeun, et sauter le repas se paie en général en fin de journée, avec une faim difficile à gérer. Le sujet est la composition et le volume, pas la suppression.
Il n'y a pas de règle universelle. Ce qu'on observe souvent : pris juste après le repas, son effet est passé quand le creux arrive. Le garder pour le moment où la fatigue se fait sentir donne souvent un meilleur résultat, à condition de ne pas empiéter sur la soirée.
Dix à vingt minutes. Au-delà, on risque de se réveiller dans une phase de sommeil plus profonde, et la sensation de fatigue au réveil est pire qu'avant. Tout le monde n'a pas la possibilité de le faire au travail.
Le raisonnement est le même mais le contexte change beaucoup : l'offre alimentaire disponible, l'heure des repas, la lumière. Voir notre article sur le travail posté.