Accueil · Blog · Décrocher après le travail
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Le corps a changé de pièce. La tête, elle, est encore en réunion.
Difficulté à décrocher le soir : l'organisme reste en état de vigilance après la journée, entretenu par les tâches non terminées, le téléphone professionnel et l'absence de transition entre travail et maison. Trois habitudes simples aident à couper : fermer sa journée par écrit en cinq minutes, s'accorder un sas entre le travail et le domicile, et ralentir volontairement sa respiration quelques minutes. Aucune de ces techniques ne corrige une charge de travail ou une organisation qui pose problème. Article rédigé par A.WAY Prévention, qui anime des ateliers stress et récupération en entreprise à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
| Pour qui | Tous les salariés, télétravail compris |
|---|---|
| Temps de lecture | Environ 5 minutes |
| Les trois leviers | Fermer sa journée, un sas, une respiration ralentie |
| Ce qui entretient | Le téléphone pro le soir, les mails au lit, l'alcool pour redescendre |
| Cadre | Information générale, ni avis médical ni prise en charge psychologique |
| Rédaction | A.WAY Prévention, septembre 2026 |
Quand une journée s'arrête net, le corps change de lieu mais pas d'état. L'organisme a passé huit heures en mode « il faut réagir », et ce mode ne s'éteint pas parce qu'on a fermé une porte.
Ce qui l'entretient le soir est assez identifiable : les tâches non terminées, qui continuent de tourner tant qu'elles ne sont pas posées quelque part ; le téléphone professionnel, qui rouvre la journée à chaque notification ; et l'absence de transition entre les deux vies, particulièrement en télétravail où le bureau et le salon sont la même pièce.
Cinq minutes, toujours au même moment : ce qui est fait, ce qui reste, ce qui passe à demain. Écrit quelque part, pas gardé en tête.
Ça paraît anecdotique et c'est ce qui revient le plus souvent quand on demande en atelier ce qui a changé quelque chose. Tant qu'une tâche n'est pas posée, elle reste active. Une fois écrite, elle attend.
Le trajet en est un quand on le laisse en être un. Beaucoup de gens le passent au téléphone et arrivent chez eux dans le même état qu'au bureau. Quinze minutes de marche, un morceau de musique choisi, ou simplement rouler en silence font le travail.
En télétravail, il faut le fabriquer : ranger le poste, fermer l'ordinateur et sortir dix minutes. Passer directement du dernier mail au canapé ne fonctionne pour presque personne.
Ralentir volontairement la respiration en allongeant l'expiration est une pratique simple, largement diffusée, et accessible partout : en voiture à l'arrêt, dans un vestiaire, avant de rentrer. Le principe est de respirer lentement et régulièrement, autour de six respirations par minute, pendant cinq minutes.
Il n'y a rien de mystique là-dedans et ça ne règle pas une situation de travail difficile. Mais c'est l'un des rares outils qui agissent en quelques minutes, sans matériel, et que l'on peut faire au moment où on en a besoin.
L'activité physique reste l'un des leviers les plus solides sur la gestion du stress, et ce n'est pas une question de performance. Marcher trente minutes compte. Le faire dehors, à la lumière, compte davantage.
Ce qui n'aide pas, c'est de transformer ça en une obligation de plus sur une liste déjà pleine. Si la séance de sport devient une source de culpabilité, elle a changé de camp.
Une charge de travail impossible, un manque de moyens, un conflit non traité ou un management qui pose problème ne se réparent pas avec de la respiration. Ce sont des sujets d'organisation, et les traiter comme des problèmes individuels aggrave souvent les choses.
Si la situation dure, les interlocuteurs existent : le service de santé au travail, le médecin traitant, le CSE, et selon les entreprises un dispositif d'écoute. En parler tôt vaut mieux que tenir jusqu'à ne plus pouvoir.
Ce contenu relève de l'information générale et de la sensibilisation. Il ne constitue ni un avis médical, ni une prise en charge psychologique, et ne remplace ni votre médecin traitant, ni le service de santé au travail, ni un professionnel de santé mentale. Si vous traversez une période difficile, parlez-en à un professionnel.
En atelier, ce sujet est celui où les participants parlent le plus, à condition qu'on annonce d'emblée ce qu'un atelier ne peut pas faire : corriger une organisation. Voir l'atelier stress et récupération mentale.
Sophie Mercuzot · infirmière diplômée d'État, formatrice en entreprise
Andy Poiron · coach sportif spécialisé TMS et QVT
Écrit à partir des questions posées en atelier. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Questions fréquentes
La respiration lente agit dans la séance elle-même. Le rituel de fin de journée demande une à deux semaines pour devenir automatique. Ce qui compte n'est pas l'intensité mais la régularité.
Alors le sujet devient l'encadrement de cette disponibilité : quelles plages, quels canaux, qu'est-ce qui justifie réellement un appel. C'est une discussion à avoir avec son employeur, pas un problème à régler seul.
C'est une pratique simple et répandue, qui se fait sans matériel et dont l'effet est ressenti rapidement. Ce n'est pas un traitement et ça ne remplace aucun suivi médical.
En fabriquant la transition qui n'existe plus : ranger le poste, fermer l'ordinateur, sortir dix minutes. Et si possible ne pas travailler dans la pièce où l'on se détend le soir.
Prise de contact
C'est le sujet où les participants parlent le plus, à condition d'annoncer ce qu'un atelier ne peut pas faire. Quinze minutes pour voir si ça a du sens chez vous.
Nous revenons vers vous sous 48 heures ouvrées pour caler l'échange. Si c'est urgent, appelez directement Sophie au 06 20 33 24 52.