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La meilleure posture, c'est la prochaine. Tout le reste découle de là.
Le mal de dos au bureau vient moins d'une mauvaise posture que de l'immobilité prolongée : c'est le fait de garder la même position pendant des heures qui charge les tissus. Trois réglages de poste comptent vraiment (pieds à plat, avant-bras soutenus, haut de l'écran au niveau des yeux), mais le levier le plus efficace reste de se lever une à deux fois par heure. Trois mouvements réalisables au poste, habillé et sans matériel, complètent la journée. Article rédigé par A.WAY Prévention, qui anime des interventions de prévention des TMS en entreprise à Dijon et en Bourgogne-Franche-Comté.
| Pour qui | Salariés sur poste assis, télétravail compris |
|---|---|
| Temps de lecture | Environ 5 minutes |
| Le levier principal | Se lever une à deux fois par heure, même une minute |
| Les trois réglages | Pieds à plat, avant-bras soutenus, haut de l'écran aux yeux |
| Cadre | Information générale, ni avis médical ni étude ergonomique |
| Rédaction | A.WAY Prévention, septembre 2026 |
On a beaucoup vendu l'idée qu'il existait une bonne position assise, et qu'il suffisait de l'adopter pour ne plus avoir mal. C'est une idée rassurante et assez fausse.
Ce que le corps supporte mal, ce n'est pas telle ou telle position, c'est de garder la même pendant trois heures. Les tissus se chargent, la circulation se fait moins bien, et le dos finit par le faire savoir. Les ergonomes résument ça d'une formule qui vaut mieux que n'importe quel schéma : la meilleure posture est la prochaine.
Cela ne veut pas dire que le réglage du poste ne sert à rien. Cela veut dire qu'un poste parfaitement réglé où personne ne bouge reste un poste à problème.
Inutile de sortir un mètre. Trois repères suffisent, et ils se vérifient en trente secondes.
Si vous travaillez sur un ordinateur portable sans support ni clavier séparé, aucun de ces trois points n'est atteignable. C'est un sujet à remonter, pas une fatalité.
La mesure la plus efficace ne coûte rien et ne demande aucun matériel : se lever une à deux fois par heure, même une minute. Aller chercher de l'eau, prendre un appel debout, marcher jusqu'à l'imprimante.
Ce n'est pas la durée qui compte, c'est la fréquence. Une grande marche le soir ne rattrape pas sept heures d'immobilité, de la même façon qu'une grosse séance de sport le week-end ne compense pas une semaine assise.
Ils se font habillé, sans matériel, sans transpirer, et personne autour ne se retourne. C'est exactement le cahier des charges de ce que nous montrons en entreprise.
Debout, mains derrière le dos, doigts croisés si possible. Écartez les épaules vers l'arrière et grandissez-vous. Respirez trois fois lentement. Le travail sur écran referme les épaules vers l'avant toute la journée, ce mouvement fait l'inverse.
Debout, un grand pas en avant, genou arrière tendu, bassin qui avance doucement. Vous devez sentir un étirement à l'avant de la cuisse arrière. Dix secondes de chaque côté. La position assise raccourcit cette zone, et c'est souvent elle qui tire sur le bas du dos.
Assis ou debout, mains croisées derrière la nuque, faites tourner doucement le buste d'un côté puis de l'autre, sans forcer, en soufflant. Cinq allers-retours.
Ces trois mouvements prennent moins de deux minutes. Faits une ou deux fois dans la journée, ils changent la sensation de fin de journée. Faits une fois par mois, ils ne font rien du tout.
Un bon siège aide. Un bureau assis-debout aide, à condition de s'en servir : beaucoup finissent réglés une fois en position assise et n'en bougent plus. Un support d'écran et un clavier séparé changent beaucoup de choses pour qui travaille sur portable.
Aucun de ces équipements ne remplace le fait de se lever. Et aucun ne compense une charge de travail qui empêche de faire une pause.
Une douleur qui descend dans la jambe ou le bras, des fourmillements, une perte de force, une douleur qui réveille la nuit ou qui ne cède pas après quelques jours : ces situations ne relèvent pas de cet article. Parlez-en à votre médecin traitant. Le service de santé au travail peut également être sollicité, et il peut demander une étude de votre poste.
Ce contenu relève de l'information générale et de la sensibilisation. Il ne constitue ni un avis médical, ni un diagnostic, ni une étude ergonomique de poste, et ne remplace ni votre médecin traitant ni le service de santé au travail. Nous ne sommes ni ergonomes, ni médecins.
Ces mouvements se transmettent beaucoup mieux en groupe, sur le lieu de travail, que par une affiche dans un couloir. C'est ce que nous faisons avec les équipes de bureau comme avec les métiers physiques. Voir la prévention des TMS en entreprise et les séances d'activité physique collective.
Andy Poiron · coach sportif spécialisé TMS et QVT
Écrit à partir des questions posées en atelier. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Prise de contact
Une affiche dans un couloir ne transmet pas un mouvement. Une séance de trente minutes sur le lieu de travail, oui. Quinze minutes pour en parler.
Nous revenons vers vous sous 48 heures ouvrées pour caler l'échange. Si c'est urgent, appelez directement Sophie au 06 20 33 24 52.
Questions fréquentes
Il aide, s'il est utilisé. Rester debout huit heures pose d'autres problèmes que rester assis huit heures. L'intérêt du matériel, c'est de rendre l'alternance facile, pas de remplacer une position par une autre.
Une à deux fois suffisent, et la durée importe peu. Le plus simple est d'accrocher le mouvement à quelque chose que vous faites déjà : la fin d'un appel, l'envoi d'un mail long, la pause café d'un collègue.
Il est excellent pour beaucoup de raisons, mais il ne remplace pas les interruptions dans la journée. Ce sont deux choses différentes, et elles s'additionnent plutôt qu'elles ne se remplacent.
L'employeur a des obligations en matière de prévention des risques professionnels. Concrètement, le point d'entrée est le service de santé au travail, qui peut demander une étude de poste, et le CSE quand il existe.